L’Université d’Abomey-Calavi traverse une période de tensions internes marquée par la suspension des membres du bureau de l’organe de presse estudiantin Le Révélateur. Cette décision, prise par le Bureau Exécutif National de l’Union Nationale des Étudiants du Bénin, a suscité de nombreuses réactions au sein de la communauté universitaire. Elle intervient dans un contexte où la communication étudiante joue un rôle central dans l’information, la sensibilisation et l’expression des préoccupations des apprenants.

Selon les autorités de l’UNEB, cette suspension fait suite à de graves manquements aux règles et principes qui encadrent le fonctionnement des organes affiliés à l’Union. Les responsables incriminés sont accusés de ne pas avoir respecté les orientations officielles et d’avoir posé des actes jugés contraires aux intérêts collectifs des étudiants. En conséquence, ils sont provisoirement interdits d’exercer toute activité au nom de Le Révélateur ou de représenter l’organisation étudiante sous quelque forme que ce soit.

La mesure ne se limite pas uniquement aux personnes suspendues. Les plateformes numériques et les canaux de communication du journal passent désormais sous le contrôle direct du Secrétariat Général du Bureau Exécutif National. Cette reprise en main vise, selon les dirigeants de l’UNEB, à préserver l’ordre, la cohérence et la crédibilité de l’organe de presse, tout en évitant toute dérive susceptible de nuire à l’image de l’institution.

Toutefois, cette décision soulève un débat plus large sur la liberté d’expression en milieu universitaire. Pour de nombreux étudiants, les journaux universitaires constituent un espace essentiel de débat démocratique et de critique constructive. La suspension de leur bureau pose donc la question de l’équilibre entre discipline organisationnelle et indépendance éditoriale.

Une commission disciplinaire devrait être mise en place afin d’entendre les différentes parties concernées et de statuer sur les responsabilités réelles. En attendant ses conclusions, cette affaire rappelle l’importance d’un dialogue permanent entre les structures dirigeantes et les organes d’expression étudiante, afin de garantir une gouvernance apaisée et respectueuse des principes universitaires.

E. O.
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