La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme examine une affaire d’escroquerie qui a profondément choqué les habitants d’Abomey-Calavi. Un homme se faisant passer pour un agent de la Société de gestion des déchets et de la salubrité est poursuivi pour avoir orchestré une vaste fraude liée à la vente de poubelles, causant un préjudice financier estimé à plusieurs millions de francs CFA.

Les faits remontent à une période où de nombreux ménages ont été approchés à domicile par le prévenu. Se présentant comme un représentant officiel de la structure chargée de la gestion des déchets, il proposait l’achat de poubelles en promettant un service de collecte régulier et des avantages supposément validés par les autorités compétentes. Convaincues par son discours et son apparente crédibilité, plusieurs victimes ont accepté de verser des sommes allant de quelques dizaines de milliers de francs CFA, généralement par paiement mobile.

Au fil du temps, les victimes ont constaté que les services promis n’étaient jamais assurés. Alertée par ces plaintes répétées, la société concernée a nié toute implication et affirmé n’avoir mandaté aucun individu pour ce type de vente. L’enquête a permis de révéler l’ampleur de la fraude, évaluée à environ huit millions de francs CFA, touchant des profils variés, allant de simples citoyens à des cadres et enseignants.

Devant la juridiction spéciale, plusieurs victimes ont témoigné, décrivant une méthode bien rodée reposant sur la pression psychologique et l’urgence artificielle. Le prévenu, pour sa part, a rejeté les accusations, affirmant avoir travaillé pour une structure intermédiaire prétendument liée à la société publique. Cette version a été fermement contestée par les représentants de cette dernière.

L’affaire a été renvoyée à une audience ultérieure afin de permettre la poursuite des débats. Ce dossier met en lumière la recrudescence des escroqueries par usurpation d’identité et rappelle la nécessité pour les populations de faire preuve de vigilance face aux offres se réclamant d’organismes publics.

E. O.
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