En Libye, l’enterrement du fils de Mouammar Kadhafi a rassemblé des milliers de personnes, un événement chargé de symboles dans un pays encore profondément divisé. Plus de dix ans après la chute de l’ancien régime, cette cérémonie a ravivé les souvenirs d’une époque qui continue de susciter des émotions contrastées au sein de la population.
Pour certains participants, cette présence massive témoigne d’une nostalgie persistante du régime de Kadhafi, perçu par une partie des Libyens comme une période de stabilité. Pour d’autres, elle rappelle au contraire les blessures d’un passé autoritaire et les violences qui ont marqué le pays avant et après 2011.
Cet événement intervient dans un contexte politique toujours fragile. La Libye reste confrontée à des rivalités entre factions, à l’absence d’institutions unifiées et à des tentatives répétées de réconciliation nationale. Les observateurs estiment que ces manifestations symboliques montrent combien le pays peine encore à tourner la page de son histoire récente.
Au-delà de l’hommage funéraire, cette mobilisation souligne les défis persistants de la transition libyenne. Entre mémoire, divisions et quête de stabilité, la Libye continue de chercher un chemin vers une paix durable et une véritable unité nationale.
E. O.
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