Une nouvelle attaque meurtrière a frappé l’ouest du Niger. Au moins trente et une personnes ont perdu la vie et sept autres ont été blessées le dimanche 18 janvier 2026 lors d’une incursion d’hommes armés dans le village de Bossiyet, situé dans la région de Tillabéri. Cette zone, frontalière du Burkina-Faso et du Mali, est régulièrement touchée par des violences attribuées à des groupes armés actifs dans le Sahel.
Selon des témoignages locaux, les assaillants sont arrivés à moto en pleine journée et ont encerclé le village, situé à environ 286 kilomètres à l’ouest de Niamey. Pris par surprise, les habitants n’ont pas pu fuir à temps. L’attaque a principalement visé des civils, provoquant la panique et un déplacement massif des populations vers des zones plus sûres.
Malgré les appels de détresse lancés par les populations, les forces de défense et de sécurité déployées à proximité ne sont intervenues que plusieurs heures après les faits, en début de soirée. Ce retard d’intervention relance les inquiétudes des habitants quant à leur protection dans une région confrontée à une insécurité persistante.
Face à la répétition des attaques, de nombreux villages de Tillabéri se vident progressivement de leurs habitants. Des chefs traditionnels et autorités locales, notamment dans les localités de Yatakala Wanzarbé et Dolbel, ont quitté leurs postes pour se réfugier à Téra et Bankilaré.
Depuis plusieurs mois, la région est marquée par une succession d’attaques, dont l’embuscade ayant coûté la vie au maire de Gorouol et le meurtre de plusieurs civils à Takoubatt, accentuant l’exode et la fragilisation du tissu social.
A. J. T.
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