L’ancien Président de la transition du Burkina-Faso, Paul-Henri Sandaogo DAMIBA, est de retour à Ouagadougou après son expulsion du Togo, pays où il vivait en exil depuis sa chute en 2022. Ce retour inattendu ravive les débats sur son avenir judiciaire et sur les poursuites éventuelles auxquelles il pourrait faire face. 

Renversé par un coup d’État militaire après moins d’un an au pouvoir, Damiba avait quitté le Burkina Faso dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires. Son retour intervient alors que le pays demeure confronté à de lourds défis, notamment la lutte contre les groupes armés et la consolidation de l’autorité de l’État. Dans l’opinion publique, plusieurs accusations sont évoquées, portant sur la gestion de la transition et de possibles atteintes à la sûreté de l’État. 

La perspective de sanctions sévères, y compris l’éventualité de la peine de mort, alimente les inquiétudes et les spéculations. À ce jour cependant, aucune communication officielle ne confirme l’ouverture de poursuites judiciaires précises contre l’ancien Chef de l’État, encore moins l’hypothèse d’une condamnation capitale. Les procédures visant d’anciens dirigeants sont généralement soumises à des cadres juridiques stricts garantissant le respect des droits et des principes d’un procès équitable. 

Dans l’attente d’une position claire des autorités burkinabè, l’avenir judiciaire de Paul-Henri Sandaogo DAMIBA reste incertain. Son cas pourrait constituer un test majeur pour l’État de droit et la gestion politique des transitions au Burkina-Faso, dans un contexte national toujours marqué par la recherche de stabilité et de cohésion institutionnelle. 

E. O.
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